Union Départementale des Associations Familiales de Saône et Loire Flux RSS
Écrit par UDAF71
Publié le 22 Juin 2016
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Les associations d’usagers sont parties prenantes d’eTICSS. Annick Giraudet, membre de l’UDAF 71 (Union Départementale des Associations Familiales) et ancienne responsable de la commission Santé, nous explique pourquoi cette participation citoyenne est importante.

Pour quelles raisons le projet eTICSS intéresse-t-il votre association ?

AG : L'UDAF 71 a toujours considéré la santé comme un thème prioritaire. Des membres de notre association sont présents dans les établissements de santé et nous avons toujours essayé de prendre une part active aux réflexions sur l’évolution du système de santé. Mais contrairement à nombre d’associations, nous ne représentons pas une pathologie particulière ; nous représentons toutes les familles du département. Nous avons donc à l’UDAF une vue globale des besoins de santé sur l’ensemble du territoire de la Saône-et-Loire. Les problématiques d’accès aux soins et de qualité des soins, et maintenant l’amélioration de la coordination… tous ces sujets nous concernent.

Y-a-t-il une difficulté particulière en matière d’accès aux soins dans le département ?

AG : Il n’y a pas de véritables problèmes d’accès aux soins. Pour l’instant. En Saône-et-Loire, on peut être soigné dans toutes les spécialités à l’hôpital public. Pour nous qui sommes un mouvement familial, cette liberté de choix est un réel avantage.

Reste que la Saône-et-Loire est un très grand département, avec de vastes zones rurales, des établissements de santé très dispersés, des problèmes de démographie médicale, des déplacements assez longs pour les patients, souvent liés à l’absence de spécialistes à proximité… D’où l’intérêt de la télémédecine, par exemple, chantier auquel l’UDAF a activement participé. Aujourd’hui, les personnes âgées ne sont plus obligées de se déplacer pour une consultation de dermatologie, par exemple.

Qu’en est-il des parcours de soins. Comment qualifier le problème ?

AG : Nous avons questionné les usagers pour connaître leurs besoins en matière de santé. Ils n’avaient pas de demandes particulières sur la qualité des soins. Par contre, ils étaient nombreux à pointer les trajets à faire pour se faire soigner, et à regretter ce qu’on appelle les points de rupture dans les parcours de soins. La vraie question, c’est comment avoir la meilleure fluidité possible dans ces parcours. C’est pourquoi l’UDAF 71 a été partie prenante quand la Bourgogne a déposé un dossier de candidature dans le cadre de l’appel à projets Territoire de Soins Numérique. eTICSS, c’est un projet qui nous tient particulièrement à cœur.

Vous mettez beaucoup d’espoir dans ce projet ?

AG : Nous nous réjouissons de ce que pourra apporter aux patients une prise en charge globale. Nous avons à l’UDAF des associations d’aide à domicile, donc nous sommes au fait de tous les problèmes qui peuvent se poser, par exemple lors d’un retour à domicile après une hospitalisation. Quand la personne revient chez elle, dans une maison pas chauffée où le frigo est vide… Ou encore, lorsque des patients sortent de l’hôpital avec des ordonnances non compatibles avec celles de leur médecin traitant…

Ce que les gens veulent éviter, ce sont les ruptures dans la prise en charge. Ils veulent plus de continuité. Comme s’ils pouvaient avoir un référent unique, qui les suive et leur serve de lien avec le système de santé, qui les tienne au courant…

Le numérique est-il le remède à tous les maux ?

AG : Certainement pas ! Néanmoins, la solution eTICSS va dans le bon sens en s’appuyant sur des outils innovants. Mais n’oublions pas pour autant les rapports humains. Notamment dans une commune rurale comme la mienne, où les anciens n’ont ni ordinateur, ni smartphone.

Est-ce la raison pour laquelle vous participez activement aux travaux du groupe Ethique ?

AG : J’essaie de participer le plus possible aux réunions pour que le projet se réalise. Car si nous réussissons, ce sera un vrai progrès. Concernant la dimension éthique du projet, le mouvement familial doit être ferme et vigilant. C’est une notion que nous avons toujours à l’esprit. Comment faire pour aider la personne en la gênant le moins possible ?

Le risque, c’est qu’on donne trop de pouvoir au numérique, que quelques personnes aient accès à toutes les données des patients. Il faut donc veiller à la confidentialité des informations. Prendre en compte la dimension éthique du projet, c’est prendre des précautions pour éviter les dérives. Si on arrive tous à partager cette exigence tout en décloisonnant les établissements de soins, le médico-social et le social, et qu’on arrive à faire vraiment travailler ensemble des gens qui n’ont pas les mêmes pratiques, ce sera un progrès dans l’intérêt de tous les usagers. eTICSS, on a tous à y gagner !

Consultez le site eTICSS en cliquant ici.



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